Commission sur l’éducation à la petite enfance

Le CCMM dénonce les impacts de l’austérité sur les services aux enfants

17 novembre 2016

« Si nous voulons consolider les services de garde éducatifs, il faut leur en donner les moyens, et cela passe, entre autres, par un réinvestissement »
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Région
  • Montréal métropolitain
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Emmanuelle Proulx
514 219-8991

À l’occasion de la présentation, aujourd’hui, de son mémoire à la Commission sur l’éducation à la petite enfance, le Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM–CSN) a décrié les nombreux effets des mesures d’austérité du gouvernement Couillard sur les services de garde éducatifs. Le CCMM–CSN est particulièrement inquiet des impacts sur les services offerts aux tout-petits et à leur famille. Ces inquiétudes se fondent en grande partie sur une enquête réalisée auprès de responsables de service de garde en milieu familial et de travailleuses en centre de la petite enfance. Cette enquête a permis de brosser un tableau des nombreux problèmes vécus dans ces milieux. « Aujourd’hui, nous avons suggéré une série de recommandations qui ont pour objectif d’assurer la qualité et l’accessibilité des services de garde éducatifs, a insisté le porte-parole du CCMM–CSN, Patrice Benoît. Les enfants doivent bénéficier de conditions qui permettent leur plein épanouissement. »

Des services réduits comme peau de chagrin
Que ce soit la qualité de l’offre alimentaire qui est menacée dans plusieurs CPE et services de garde en milieu familial ou les activités éducatives qui ont été réduites au minimum, l’impact des coupes sur la qualité des services est indéniable. Il faut rappeler qu’au printemps dernier, le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, annonçait plus de 140 M$ en compressions, s’ajoutant aux 50 M$ effectuées en 2015. Le CCMM–CSN estime que les associations de CPE et les bureaux coordonnateurs doivent exiger un réinvestissement pour pallier ces problèmes.

Toujours en matière de qualité de services, l’enquête effectuée par le CCMM−CSN démontre que les services de garde en milieu familial sont nettement défavorisés et doivent faire face à de plus en plus de demandes particulières et répondre à des exigences accrues pour demeurer attractifs. À cet égard, on souhaite que le ministère de la Famille valorise les CPE et les services de garde en milieu familial régis, notamment par le biais d’une campagne de promotion.

Par ailleurs, l’imposition récente de nouvelles règles en matière de ratio est jugée particulièrement irritante dans les CPE. Ainsi, le ratio dit « bâtisse » fait en sorte qu’un groupe d’enfants peut être sous la surveillance d’une autre éducatrice que celle de son groupe, pourvu que le nombre d’adultes dans l’installation du CPE respecte le quota imposé. Ce contexte contraignant accroît les risques d’accident sans compter qu’il a pour effet de nuire à la qualité des services. Afin de mieux répondre aux besoins des enfants, on revendique le retour au ratio par éducatrice.

Accessibilité et universalité
L’enjeu le plus important qui ressort du mémoire présenté aujourd’hui est certes la modulation des tarifs selon les revenus et les crédits d’impôt, qui favorisent les garderies privées, au détriment des services offerts dans les CPE et RSG subventionnés. « L’imposition de la taxe famille, le 22 avril 2015, a mis fin à une valeur fondamentale de la société québécoise, celle de l’universalité des services publics, qui garantit à toutes les familles des services de qualité », a soutenu Luc Bastien, de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS–CSN).

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Afin d’assurer le bien-être des enfants et leur garantir des soins appropriés, une autre recommandation vise le rétablissement de corridors de services entre les CLSC, les CPE, les RSG et les milieux d’éducation scolaire afin de réinstaurer des liens avec d’autres partenaires du réseau public.

« Si nous voulons consolider les services de garde éducatifs, il faut leur en donner les moyens, et cela passe, entre autres, par un réinvestissement », a conclu monsieur Benoît.

Lors de la présentation du mémoire, Patrice Benoît, trésorier au CCMM–CSN, était accompagné de Luc Bastien, vice-président de la FSSS–CSN, de Carole Leroux, présidente du Syndicat des travailleuses(eurs) des centres de la petite enfance de Montréal et Laval–CSN et de Diane Provost, du Syndicat des responsables des services éducatifs à l’enfance Ahuntsic–Villeray–Petite-Patrie–CSN.

Ces porte-parole sont disponibles pour donner des entrevues aux médias.

Pour accéder au mémoire, cliquez ici.

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