Îles-de-la-Madeleine

Le dispensaire de l’Est pourrait perdre son infirmière de garde

23 mars 2017

Cette situation fait en sorte que les services de santé donnés aux Madelinots ne seront pas de la même qualité que pour les autres Québécoises et Québécois.
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  • Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
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Robert Mercier
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Le 3 avril prochain, le CISSS des Îles procèdera à l’abolition d’un poste d’infirmière au dispensaire de l’Est ainsi qu’au retrait de l’infirmière de garde à proximité. De plus, le dispensaire sera fermé les samedis et dimanches. De son côté, le CISSS de la Gaspésie mettra fin à l’entente qui permettait aux infirmières de ce dispensaire de répondre directement aux appels du 911. Ces compressions causeront des délais importants dans l’octroi de soins pour les habitants des Îles-de-la-Madeleine, une situation dénoncée par la CSN.

Dès le 3 avril, l’infirmière au dispensaire de l’Est se verra retirer la garde pour être attribuée à l’infirmière couvrant déjà toute l’île centrale et Havre-Aubert. Il n’y aura donc plus de service de proximité pour les personnes qui sont localisées dans l’est des Îles-de-la-Madeleine hors des heures d’ouverture ainsi que les samedis et dimanches. Les délais de réponse seront donc beaucoup plus longs. Les soins d’urgence 911 se feront désormais uniquement par les ambulanciers à partir de Cap-aux-Meules.

Pour Nicole Richard, présidente du Syndicat en soins infirmiers et cardio-respiratoires du CISSS des Îles, cette situation est tout simplement inacceptable. « Présentement, il y a une infirmière de garde sept jours sur sept et 24 heures sur 24 au dispensaire de l’Est. Cette infirmière connaît sa clientèle. Depuis plus de 30 ans, le dispensaire prodigue aussi des soins personnalisés à la clientèle anglophone et francophone. La nouvelle réorganisation diminuera grandement l’accessibilité et la qualité des soins pour la clientèle de l’Est sans compter l’impact qu’elle aura sur le reste des résident-es en soutien à domicile, car elle augmentera  le  surcroît de travail déjà existant pour l’infirmière située à Cap-aux-Meules. En plus, nous sommes très inquiets du retrait du service 911 aux infirmières du dispensaire. » affirme-t-elle.

De son côté, Jacques Mimeault, président du Conseil central de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine-CSN, déplore que pour sauver quelques milliers de dollars, on place beaucoup de Madelinots dans l’insécurité. « De façon simultanée, le CISSS de la Gaspésie a mis fin à cette entente qui permettait aux infirmières du dispensaire de l’Est de répondre aux appels du 911 alors que le CISSS des Îles a de son côté aboli un poste d’infirmière. Il n’y aura donc plus d’infirmières de garde pour le dispensaire de l’Est spécifiquement. Maintenant, une seule infirmière couvrira la superficie des îles, soit 90 km. Cela peut créer de longs délais. » affirme-t-il.

Cette situation fait en sorte que les services de santé donnés aux Madelinots ne seront pas de la même qualité que pour les autres Québécoises et Québécois. « Le temps de parcourir 65 km, il peut se passer beaucoup de choses. Les résident-es des Îles-de-la-Madeleine ont droit aux mêmes services de santé, aux mêmes temps de réponse pour les services d’urgence, que l’ensemble de la population québécoise. » conclut madame Richard.

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