Presse en danger

Une large coalition appuie la campagne Sans presse libre, pas de libertés

3 avril 2017

Photo : MP
Initiée par l'Association de journalistes indépendants du Québec et la Fédération nationale des communications, cette campagne vise à jeter le bases d'une large mobilisation pour la sauvegarde du journalisme d'intérêt public et des médias d'information qui sont menacés par une crise financière, technologique et de confiance sans précédent
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Région
  • L'ensemble du Québec
Source
Fédération nationale des communications (FNC–CSN)
Pour information
Simon Van Vliet
président
AJIQ
ajiq@simonvanvliet.info
514 750-3903
James L. Turk
Director
Centre for Free Expression
Jim@jameslturk.com
613 277-0488 Tom Hennefer
executive director
CJFE
thenheffer@cjfe.org
647 992-4630 Pascale St-Onge
présidente de la Fédération nationale des communications
Pascale.St-Onge@fnc.quebec
514 598-2335 Amy Smith
media contact for PEN Canada asmith@pencanada.ca
416 703-8448
poste #24

À un mois de la Journée mondiale de la liberté de la presse, une large coalition intersectorielle et intersyndicale pancanadienne rend publique la déclaration de principes de la campagne Sans presse presse libre, pas de libertés / No free press, no freedom.

Initiée par l’Association de journalistes indépendants du Québec et la Fédération nationale des communications, cette campagne vise à jeter le bases d’une large mobilisation pour la sauvegarde du journalisme d’intérêt public et des médias d’information qui sont menacés par une crise financière, technologique et de confiance sans précédent.

« Alors que les gouvernements ont laissé aller le marché, avec les conséquences que l’ont connaît sur la qualité de l’information pour le public et sur la qualité de l’emploi des journalistes, les multinationales du Web ont accaparé la majorité des revenus publicitaires qui servaient traditionnellement à assurer la production d’information. De plus en plus, les entreprises de presse se laissent guider par des intérêts commerciaux plutôt que par l’intérêt public, minant ainsi le lien de confiance avec le public que les journalistes ont longtemps tenu pour acquis. Enfin, l’abondance d’information accessible gratuitement, souvent filtrée par des réseaux sociaux qui donnent prépondérance à l’opinion et favorisent la désinformation et la propagation de fausses nouvelles, tend à faire oublier au public qu’il est devenu le produit d’un lucratif marché des données personnelles où sa vie privée est scrutée à la loupe par des entreprises privées et, de plus en plus, par les autorités policières », explique le président de l’AJIQ, Simon Van Vliet.

« Notre objectif est de mettre en lumière les menaces et les entraves qui pèsent actuellement sur la liberté de la presse et, par extension, sur les libertés fondamentales, afin de faire prendre conscience aux gens que rien n’est jamais acquis et qu’une presse forte et indépendante doit être défendue afin de préserver le caractère libre et démocratique de nos sociétés », fait valoir la présidente de la Fédération nationale des communications, Pascale St-Onge.

« La liberté d’expression, la liberté de la presse et les libertés civiles inscrites dans la Charte sont menacées. Ici au Canada, des journalistes qui rapportent des événements d’intérêt public sont arrêtés, poursuivis et espionnés. Il faut répondre avec force et vigueur afin de contrecarrer ces tendances inquiétantes », affirme Tom hennefer, directeur exécutif de Canadian Journalists for Free Expression.

Publiée le jour de l’ouverture de la commission Chamberland sur la protection de la confidentialité des sources journalistiques, la déclaration de principes est on ne peut plus d’actualité au Québec, mais fait aussi écho à des enjeux de portée nationale et internationale. En effet, les signataires de la déclaration de principes, qui incluent à ce jour l’Association des journalistes indépendants du Québec, Canadian Journalists for Free Expression, le Center for Free Expression – Ryerson University, la Fédération nationale des communications, la Ligue des droits et libertés, PEN Canada et SCA Canada – Le syndicat des médias, prennent parti pour :

  • La protection des sources journalistiques contre la surveillance policière et le renforcement de la liberté de la presse contre la censure et la répression de quelque forme que ce soit;
  • La promotion du droit du public à l’information par le biais d’un renforcement des mécanismes d’accès à l’information, et ce, tant pour les journalistes que pour le grand public;
  • Un débat sur les cadres règlementaires et fiscaux permettant d’assurer la qualité, l’indépendance et l’intégrité de l’information produite et diffusée tant par les entreprises de presse traditionnelles que par les nouveaux médias;
  • Le développement de programmes d’éducation aux médias favorisant une compréhension critique des processus de production et de diffusion de l’information.

La page Facebook de Presse en danger : https://www.facebook.com/pressindanger/

La déclaration de principe de Presse en danger : http://sans-presse-libre.tumblr.com/a-propos

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